LA CHICHA LA FAVA
24/05/2012 15:49 par regisvinaj
Un jeu que nous avons fait jeunes et qui se répète à tout âge, mais là attention aux dos....
La droguerie Laforêt passage de la palmeraie, passage de la palmeraie au fond au bout du couloir la magasin "optyque georges" le magasin de mon père.
Le café de la Renaissance de Rabat qui jouxte le cinéma, un endroit où on aimait se retrouver parfois autour d'un café, d'une bierre à l'entracte en attendant la reprise du film.
Tout un symbole ce club d'Aviron à Rabat, un club où j'aimais y aller pour me défouler et retrouver les copains; c'était en 1959, c'était hier !!!!
L'animal le plus à craindre sous les tropiques n'est ni le tigre, ni le serpent, ni même le croco, mais le MOUSTIQUE !!! Alors qu’on pensait pouvoir l’éradiquer, le paludisme, transmis par certains moustiques, est malheureusement en extension. Les modifications climatiques, les migrations de population, l'augmentation des voyages et la constante adaptation du parasite du paludisme aux produits utilisés pour le combattre expliquent cette situation. Il y a 15 quinze ans, tout était plus simple : il suffisait de prendre correctement sa chloroquine (Nivaquine) pour se permettre d'ignorer le problème. Mais aujourd'hui, l'agent du paludisme grave (Plasmodium falciparum) est devenu résistant à ce médicament dans la quasi-totalité des pays.
Pour un grand nombre de personnes, le paludisme est une maladie des régions tropicales lointaines, l’ampleur du fléau échappe à la conscience collective. Selon l’OMS, "le paludisme est de loin la plus importante des maladies parasitaires tropicales dans le monde et il fait plus de victimes que toute autre maladie transmissible, à l'exception de la tuberculose.
300 millions de cas de maladie aiguë sont recensés chaque année ainsi qu'un million de décès. 90 % de ces décès surviennent en Afrique, au sud du Sahara, principalement chez les jeunes enfants. Le paludisme tue un enfant africain toutes les 30 secondes, mais l'Asie et l'Amérique latine sont aussi touchées. L’infection parasitaire est aussi particulièrement dangereuse pendant la grossesse. Il cause une anémie sévère et est l'un des principaux facteurs de la mortalité maternelle dans les régions d'endémie paludique.
En France, en 2009, on dénombrait quelque 4 000 cas de paludisme d'importation, selon l'INVS. Les pays de contamination sont majoritairement situés en Afrique subsaharienne, mais également en Amérique latine, Inde, Asie du Sud-Est, Chine, Maroc, Egypte, Yémen et même en Russie.
Le parasite est non seulement devenu un mutant qui résiste aux traitements actuels, mais, en plus, il commence à réapparaître dans des régions d'où il avait été éradiqué. Par exemple, dans les Républiques d'Asie centrale du Tadjikistan et d'Azerbaïdjan, et en Corée. Et, avec le développement du tourisme international, des cas importés de paludisme sont enregistrés dans les pays développés.
Ainsi, ces dernières années, plusieurs personnes travaillant à l’aéroport d’Amsterdam ont été infectées, et près de l’aéroport d’Heathrow, à Londres, un cas a été enregistré, tout comme en Corse en 2006. Ces personnes n’ayant pas voyagé dans des pays infestés, on peut affirmer que des anophèles infectés ont fait le trajet jusqu’à eux par avion…
" Le triangle de vue ", un jardin rempli d'allées où il fallait prendre des repères pour ne pas se perdre, ces allées jonchées de bancs toujours occupés où il faisait bon d'y flaner. J'y ai passé une grande partie de mon adolescence, parfois même en scolarité supérieure j'y allait apprendre mes leçons.
" Le triangle de vue " parceque c'est son nom, un jardin comme tant d'autres mais celui-çi avait quelque chose de particulier à mon époque, une jardin calme où les gens allaient se reposer. Moi maman m'amenait et je retrouvait toujours les mêmes copains pour jouer. Je me souviendrais toujours de ce calme qui y régnait, juste le bruit des oiseaux qui sifflaient et coupé de tant à autres par les cris d'enfants qui se couraient aprés ou jouaient au ballon.
Plages…plages….plages…
Habitué depuis mon enfance à sentir la mer dès mon réveil et à l’apercevoir pratiquement à chaque coin de rue, j’ai compris en découvrant la capitale ce que Albert Camus voulait exprimer en décrivant Oran comme “une ville qui tourne le dos à la mer “. A Rabat, pour trouver la mer, il faut en effet se donner la peine de la chercher ! Pour cela, il faut prendre la route côtière et regarder sur la droite. Après le phare rénové, vous admirerez des fortins, vestige de l’occupation française, dont certain a abrité de tragiques événements de 1971. Un peu plus loin, vous aurez l’occasion de regretter que, depuis quelques semaines, le béton envahisse le bord de mer sous l’irrésistible avancée des dollars émiratis. Sur les rochers qui surplombent l’océan, vous vous étonnerez du nombre de pêcheurs installés pendant des heures face à la mer, dans l’hypothétique espoir d’appâter tout au plus quelque malheureux mulet. Vous jetterez un coup d’œil sur l’espace Kacimi, beau projet laissé en chantier pour d’obscures raisons. Un projet qui aurait pu donner une vie à ce si bel endroit ! Vous vous arrêterez à la corniche de Harhoura et vous partagerez, je l’espère, les mêmes sensations que celles que j’ai eu l’occasion d’exprimer sur ce lieu. Puis vous continuerez sur quelques kilomètres pour découvrir une autre corniche, celle de Témara. Témara !
La plage – culte de Rabat ! Mais depuis quelques années, délaissée, par effet de mode ! Sa belle corniche dépérit et ce ne sont pas les quelques jeunes, la bouche vissée à leurs « chichas » empestant l’air de relents de pommes ou de je ne sais quel arôme oriental, qui donneront un nouvel élan à cet endroit ou qui encourageront les promeneurs à venir s’y dégourdir les jambes ! Dommage, mille fois dommage ! Vous vous engagerez entre les villas cossues ayant appartenu à d’anciens pontes du système « Basri » et se jouir de la vue sur la plage des Contrebandiers ! Vous pouvez y piquer un plongeon sans danger et même montrer vos talents de nageurs si le cœur vous en dit ! Ensuite, vous continuerez à rouler un peu, sans accorder un regard aux plages des Sables d’Or et de Sidi Abed que la folie mégalomane de l’ancien ministre Driss Basri a amputé de près de la moitié dans l’espoir absolument chimérique de doter d’un port de plaisance une ville qui « tourne le dos à mer ». Cette folie bétonnière a défiguré le beau site du Val d’or, rendu méconnaissable, derrière un barrage de villas hideuses ! Juste après, commence le domaine des seules plages naturelles de la région. Les plages que le béton n’a pas encore envahi, défiguré, enlaidi, prostitué même ! Le Petit Val d’Or, vague réplique de la mythique plage de Oulidia, sans les parcs à huîtres mais avec un café – restaurant qui domine la mer. Vous prendrez d’excellentes brochettes en admirant les rochers, le sable et la mer, la mer toujours présente! La mer qui vient mourir en petites lagunes où les enfants barbotent en toute quiétude ! Plus loin, après un virage et une descente sur le pont : une vue magnifique. La plage de l’Oued Iquem. La mer, encore plus présente, belle, immense. Du sable, des rochers discrètement posés par Dame Nature comme pour mettre en relief la mer. Pas une construction, pas un chalet, juste la plage, les rochers, la mer…N’espérez nager ici, la mer est dangereuse, très dangereuse ! Même l’oued Iquem semble ne pas vouloir ou ne pas oser la défier. Cette petite rivière vient en effet timidement mourir à quelques mètres du rivage, sans l’atteindre : phénomène bien curieux ! Le dimanche par temps venteux, vous aurez la chance, en fin d’après-midi, d’admirer des dizaines de cerfs-volants ! Quelques uns immenses, impressionnants, manipulés par des messieurs très sérieux, luttant contre le vent mais heureux de montrer leur savoir-faire à leur progéniture ! D’autres plus discrets, mais tout aussi fous, qui font la joie de petits bambins qui du bout de leur ficelle se croient devenir oiseaux !
Essayez de ne pas rater un autre spectacle sur cette immense plage : le passage d’un groupe d’élèves du Centre Equestre situé de l’autre côté de la route. Que ce soit des petits enfants fièrement installés sur leurs poneys, des nouveaux qui enfourchent pour la première fois des juments très dociles ou d’intrépides cavaliers filant au galop le long des vagues, l’image est toujours belle et rassurante ! Encore un petit effort, deux ou trois kilomètres et vous arrivez à Rose-Marie. Rose-Marie, avec son petit complexe hôtelier, son dancing, son restaurant de poissons et fruit de mer avec sa verrière et sa vue imprenable sur la plage, et bien sûr sa plage ! Naturelle, ici pas de corniche ! Le sable, les rochers, les enfants qui ramassent les coquillages. La mer, la vraie ! Vous pourrez pousser jusqu’à Sékhirat….Mais je n’en parlerai pas aujourd’hui. Sékhirat est un lieu unique, qui possède un passé, une histoire, une âme, qui vit un présent inattendu et aspire à un avenir florissant. Sékhirat mérite que l’on s’y attarde longuement ! Profitez de ces endroits quasi magiques durant ces semaines de printemps ! En été, ils seront envahis par une foule, venue à pied, en vélo, en moto, en taxi, en bus, en voiture. Et vous ne pourrez plus voir ni corniche, ni sable, ni rochers. Juste la mer, parce la mer est éternelle ! Maintenant, faites demi-tour et revenez vers Rabat ! Et vous aurez l’impression que – comme partout fans Rabat – la mer n’existe plus. Vous verrez le long de la route, élargie, éclairée, striée de lignes continues ou discontinues, entrecoupée de dos d’ânes ahurissants et de ronds-points vertigineux sensés réguler la circulation, ce que la frénésie immobilière peut provoquer comme dégâts. Pourtant certains nouveaux immeubles sont presque beaux, certains cafés sont très agréables et la vie dans cette partie de la ville a totalement changé, depuis deux années, sans que pour autant Rabat se décide enfin à regarder vers la mer.